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L’eau à Baud

Revenir à : Eau et énergie

De l'eau qui arrive chez nous... Aux eaux usées qui en sortent....

Questions à Philippe Lidec, responsable de la station d’épuration de Baud :

D’où vient l’eau qui coule du robinet des baldiviens ?

Elle vient du Blavet. Elle est pompée au niveau de St Adrien environ, sur la route de St Barthélémy, et traitée par l’usine SAUR du Guern située à proximité. Elle est ensuite acheminée jusqu’au château d’eau de Kerpolican, où elle est stockée avant sa distribution sur l’ensemble de la commune.

Comment est vérifiée sa bonne qualité ?

Des analyses sont effectuées régulièrement par la SAUR, avec un affichage mensuel en mairie. Ce sont principalement les nitrates qui sont surveillés. En général, l’eau est plutôt de bonne qualité, les seuils ne sont pas dépassés.

Comment fonctionne le système de récupération des eaux usées ?

2 systèmes de retour vers la station existent, en fonction de la situation des habitations par rapport à la station :

  • Le système gravitaire est utilisé pour les habitations situées à un point plus haut que celui de la station. Les eaux arrivent à la station sans installation spécifique, par simple gravité.
  • Le système de refoulement, avec des systèmes de relevage, est mis en place pour les canalisations situées plus bas ou en pente par rapport au système gravitaire.

Ces systèmes de relevage, 8 au total sur la commune, sont gérés avec des pompes qui se mettent en fonction selon l’arrivée des effluents.

On compte 50 kilomètres de réseaux souterrains d’eaux usées, dont 20 km en système de refoulement.
Pour les zones trop éloignées de la station (au-delà de Kernantec, La croix Manetelan à l’ouest, et Kerguenodo à l’est), c’est un système d’assainissement individuel qui est mis en place.

Un diagnostic des réseaux a été effectué en 2011, avec un prévisionnel des travaux à accomplir. Les premières canalisations datent de 1970, ce sont celles de la rue d’Auray et de la rue St Yves. Ces canalisations étaient faites en éternit ou amiante ciment. Ce matériau n’est plus utilisé aujourd’hui, mais les coûts de réfection sont importants du fait de la présence d’amiante. Aujourd’hui, les canalisations installées sont fabriquées en PVC ou en céramique.

Comment fonctionne la station d’épuration ?

La station d’épuration fonctionne par traitement biologique, c’est une station dite à boues activées. Il y a très peu d’apport chimique, si ce n’est pour le traitement des phosphores.
Elle fonctionne en 3 phases :

  • Le pré-traitement : on enlève ce qu’on appelle les matières de dégrillage, qui correspondent aux gros déchets (type lingettes), la graisse (qui est ensuite traitée à Moustoir Remungol), et les sables ou matières lourdes.
  • Le traitement en bassin d’aération, qui correspond au grand bassin circulaire. On y trouve les bactéries qui dépolluent l’eau. Le système d’aération permet de maintenir les bactéries en vie. Ce sont ces bactéries qui vont assimiler les matières organiques des eaux usées pour la purifier. Comme elles ne sont pas suffisantes pour traiter l’ensemble des effluents, un traitement centrifuge complète leur action et permet d’isoler mécaniquement les boues.
  • Le clarificateur décante ensuite les liquides, qui sont séparées entre les eaux propres et les boues. Ces boues repartent en bassin d’aération pour être à nouveau traitées.

1 m3 d’eau met en moyenne 24h à être traitée.

Les boues sont ensuite collectées et peuvent être épandues sur les zones agricoles, selon un plan d’épandage bien précis.

Où est ensuite rejetée l’eau ?

L’eau propre est ensuite rejetée dans l’Evel, qui retourne dans le Blavet. Et la boucle est bouclée !
Un contrôle journalier des eaux rejetés est effectué, et transmis une fois par mois à la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer), qui a pouvoir de police sur l’eau.

Des relevés réguliers sont également envoyés à l’Agence de l’Eau Loire Bretagne, qui soutient financièrement les actions et investissements menés pour préserver la qualité de l’eau.

Les bons gestes

– Quels sont les gestes à adopter pour protéger l’eau ?

Le 1er geste à éviter est de rejeter des lingettes, tampons, serviettes hygiéniques dans les canalisations. Si certaines lingettes sont dites biodégradables, elles se retrouvent tout de même dans la station ! Donc bien penser à avoir le réflexe de mettre les lingettes, les serviettes hygiéniques et les tampons à la poubelle.

Un second geste important concerne la peinture et les solvants. Il est très important de les évacuer en déchetterie, et surtout pas dans les canalisations.

Il est extrêmement difficile de détecter ces substances au niveau de la station, or elles peuvent entraîner des dégâts importants, en déséquilibrant l’équilibre biologique de la station. Elles perturbent les bactéries, et les boues destinées à l’épandage peuvent être polluées par ces matières dangereuses.
Le nettoyage des pinceaux de peinture, générant de faibles quantités de peinture dans les canalisations ne pose, lui, pas de problème. Mais gare aux fonds de pots de peinture, au white spirit et autres solvants !

Il est impératif de les emmener en déchetterie pour qu’ils soient traités correctement.

Conseil

Pour éliminer l’éventuel goût de chlore de l’eau, … laisser l’eau quelques heures au réfrigérateur dans un récipient propre et fermé (bouteille, carafe).

Avant de remplir ce récipient et lorsque l’eau a stagné longtemps dans les canalisations (… matin au réveil ou après une journée de travail), … laisser couler l’eau quelques instants. Une vaisselle préalable, voire une douche …., permet d’éliminer l’eau ayant stagné dans les tuyaux sans la gaspiller.
Cette pratique assure l’élimination de la plus grande partie des éléments métalliques dissous dans l’eau.

Il est également déconseillé d’utiliser l’eau chaude du robinet pour la préparation des denrées alimentaires (café, thé, cuisson des légumes et des pâtes…) … une température élevée de l’eau favorise la migration des métaux constitutifs des canalisations dans l’eau.

Questions à Marie Clément, directrice du Syndicat du Blavet

Qu’est ce que le syndicat du Blavet ?

C’est une structure publique qui regroupe 48 communes, qui mutualisent leurs moyens pour préserver et restaurer la qualité de l’eau sur le bassin versant du Blavet.

Pour définir un bassin versant, on peut partir de la goutte de pluie : toutes celles qui tombent sur un périmètre menant au Blavet sont sur le domaine du bassin versant du Blavet. Ce sont principalement les lignes de crête qui définissent ce périmètre. L’exutoire du Blavet correspond quand à lui la rade de Lorient.

Quelle est l’action du syndicat du Blavet ?

L’objectif est d’inciter, par des actions effectuées dans un cadre volontaire, à la mise en place de pratiques plus respectueuses de la qualité de l’eau. Les actions du Syndicat concernent tous les publics : agriculteurs, particuliers, collectivités. La moitié du budget est consacrée au volet agricole. Des efforts doivent être consentis par le monde agricole, mais également par les collectivités et les particuliers, notamment dans leurs pratiques de consommation. L’objectif est également de créer des passerelles entre les publics. Le syndicat du Blavet a ainsi récemment participé à une action internationale, la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides, qui vise à sensibiliser tous les utilisateurs (Particuliers, collectivités notamment) sur les dégradations de l’eau que génère l’utilisation des pesticides.

Un exemple d’opération emblématique ?

Actuellement, le syndicat travaille au rétablissement de la mulette perlière dans le cours d’eau de la Bonne Chère. Ce mollusque très rare, qui peut vivre une centaine d’années, est actuellement en passe de disparaître. Pour le sauvegarder, le syndicat met en place un certain nombre de mesures, en s’appuyant notamment sur une extension en zone Natura 2000 de certaines parcelles du territoire.

Parmi les actions à mener, il faut notamment rétablir la continuité écologique du cours d’eau, planter des arbres à proximité pour diminuer la température de l’eau, mettre en place des MAE (Mesure Agro-Environnementales) avec les agriculteurs pour remplacer les cultures de maïs par des parcelles enherbées, et enfin améliorer la qualité de l’eau en rétablissant une station de traitement des eaux efficace.

Quel est l’état des cours d’eau de Baud ?

L’état des cours d’eau se définit globalement par leur condition physico-chimique (présence de nitrates et pesticides), et par leur état morphologique (états des rivières, recalibration, continuité écologique, entretien des rypisylves). En Bretagne, certains problèmes sont liés à l’état physico-chimique, quand d’autres sont liés à la morphologie. Pour ce qui concerne le Blavet, on peut globalement dire que sa rive droite, boisée, est préservée, tandis que sa rive gauche est plus impactée par les activités humaines. Le Blavet souffre plutôt de problèmes morphologiques, alors que l’Evel connaît plutôt des problèmes liés aux conditions physico-chimiques. Les actions du Syndicat visent à améliorer les cours d’eau, qui constituent un élément central de notre paysage et de notre environnement.